Dans de nombreux pays exotiques, des produits de la faune et de la flore sont vendus, comme souvenirs, aux touristes et aux hommes d'affaires. Les tortues, les orchidées, les statuettes en ivoire, les sacs à main en peau de crocodile font, entre autres, l'objet de ce commerce.
Un tel trafic constitue une sérieuse menace pour la survie de certaines espèces animales ou végétales. Plusieurs espèces ont déjà disparu de la surface de la terre et d'autres sont sur le point de s'éteindre. A titre d'exemple, nous pouvons évoquer la situation catastrophique du rhinocéros noir africain dont la population a diminué de 95% depuis 1970 et ce, en raison du braconnage. Depuis 1973, la Convention de Washington (CITES) réglemente le commerce international des espèces animales et végétales menacées.
La réglementation européenne régit l'application de cette Convention au sein de l'Union européenne.
Laissez un avenir à votre souvenir
Ne ramenez pas d’animaux et végétaux menacés
En vacances aussi, vous pouvez donner un coup de pouce à la nature. Evitez d’acheter des souvenirs provenant d’espèces animales et végétales menacées, comme les statuettes et bijoux en ivoire, les sacs à main et chaussures en cuir de reptile ou encore les bijoux et colliers en corail.
Ces achats sont encore trop fréquents et sont souvent plus dus à l’ignorance qu’à de mauvaises intentions.
Pour votre commodité, la douane, le SPF Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement et le WWF ont édité un dépliant à l’attention des vacanciers.
On y trouve une description des souvenirs les plus courants, fabriqués à partir d’espèces animales et végétales menacées. Vous pouvez télécharger le dépliant ici, ou sur le site www.votresouvenir.be ou le demander via cites@health.fgov.be ou par téléphone au +32 2 524 9797.
Pour acheter vos souvenirs de vacances le cœur léger, emportez ce dépliant avec vous.
Voici quelques-uns des objets figurant sur la liste des principaux souvenirs interdits. Les statuettes, bijoux ou cachets en ivoire se rencontrent surtout en Asie et en Afrique.
Les écailles de tortue, également, servent à fabriquer des bijoux qui sont proposés aux touristes, de même que des épingles à cheveux et des lunettes de soleil. Les colliers et bijoux en corail sont d’autres souvenirs fort prisés. Ils sont principalement en vente sur les côtes d’Australie et dans les pays riverains de l’océan Indien et de la mer Rouge.
Ces objets sont très jolis, mais leur commerce menace les récifs. Il faut des années au corail pour se reconstituer.
Si vous êtes arrêté avec un souvenir interdit dans vos bagages, les conséquences ne sont pas minces. Dans le meilleur des cas, la douane se contentera de saisir votre achat. Avec un peu moins de chance, vous vous exposez à une amende, voire à une peine de prison.
Ces mesures sont sévères, mais n’oubliez pas qu’un achat irréfléchi compromet la survie de toute une espèce animale ou végétale menacée. Soyez donc vigilant quand vous décidez d’ acheter un souvenir en matière naturelle et en cas de doute, abstenez-vous!
Chaque année, la douane saisit quantité de souvenirs illégaux: portefeuilles et porte-monnaie en cuir de reptile, coquillages et objets en corail, caviar et jusqu’à des serpents, des perroquets, des araignées, des oiseaux et des batraciens vivants! La liste est impressionnante.
Pendant vos vacances, si vous constatez un commerce de souvenirs peu orthodoxe, n’hésitez pas non plus à contacter la police locale ou Traffic (www.traffic.org) , le programme commun du WWF et de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature qui surveille le commerce d’espèces sauvages.
De cette façon, vous contribuerez activement à la protection d’animaux et de plantes dont la survie est menacée !
Éviter les problèmes
Le plus simple est, naturellement, de ne pas acheter de produits de la faune ou de la flore sauvages. Si, malgré tout, vous faites l'acquisition d'un tel produit, vous devez, lors de votre retour en Belgique, présenter un permis d'exportation CITES ou un certificat de réexportation CITES aux services douaniers.
Ces documents sont délivrés par les autorités compétentes du pays d’achat. Dans certains cas, un permis d'importation CITES, délivré par le Ministère de l'Agriculture, est également exigé.
Dans quelques pays, les commerçants sont habilités à délivrer des permis d'exportation aux acheteurs. Cependant, dans la plupart des cas, ces permis ne sont octroyés que par les autorités compétentes en matière de CITES. Leurs coordonnées peuvent être obtenues auprès des services mentionnés ci-après.
ci-dessous vous trouvez une brochure en format pdf avec information concerne la faune et flore ménacées et quelqe liens utiles.
Adresses utiles
Les services belges compétents en matière de CITES sont :
Service Public Fédéral Santé Publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et environnement
Direction générale Animaux, Végétatux et Alimentation
Service Bien-être animal et CITES
Eurostation
Bloc II - 7 ême étage
Place Victor Horta 40 bte 10
1060 Bruxelles
tel:
- pour les animaux et les produits animaux :
02/524.74.01 (FR)
02/524.74.02 (NL) - pour les végétaux et les produits végétaux :
02/524.74.06

